Tombée de son nuage rose dans un vieux caniveau. Qui patauge et se noie au milieu des déchets De l'enfance, des flots sombres du temps et de l'amour, des langes De ces enfants qui ont du se grandir trop tôt.
Les passants qui repassent d'un coup d'oeil en coin, songent Qu'on est tombé bien bas dans ce bien triste monde. Certains même voudraient l'écraser sans remords,sans un regard...sans pitié..sans pensé a son nuage..oublié...
Et elle, dans son coeur, où l'angoisse la ronge, la hante..... la fait s 'eteindre.
Perdue autour des gens de tout ces visage perdus , dans ce décor immonde, noir.... Voudrait pouvoir sortir de ce trop faible corps casi sans vie....
Et le soir dans ses reves.. dans les ombres, la fée parle aux lucioles qu'elle imagine encore.. Elles rappellent les danses voluptueuses qu'elle faisait autrefois. La magie colorée qui servait au bonheur..a toutes ses emotions a tous ses jolis reves fantastiques.
Puis elle se dit qu'un jour un prince de babioles Viendra poser sa main contre son corps si froid si meurtrit si frele... La sécher d'une caresser, la faire voler, ailleurs;..dans un simple courant d'air de poussiere d 'etoiles.......
